Insupportable... le mot "faillite" prononcé par le premier ministre, qui a été jugé trop fort et inadapté.
Après les propos de Jean-Claude Trichet - président de la Banque Centrale Européenne - sur Europe1 hier soir (Paris dépensier N°1 de l'Europe), François
Fillon nous dit aujourd'hui que : "la situation des finances n'est plus supportable (nuance !), est critique, et que nous sommes devant l'échec d'un
système".
Encore un gros mot que l'on voudrait édulcorer. Néanmoins, le résultat est là et si rien n'est fait, nous irons droit dans le mur !
Jaloux... le Sieur Galouzin de Vilepeau, au chômage, qui vient mettre de l'huile sur le feu en accusant son successeur d'avoir dégradé la situation. Par ailleurs, il s'attaque à la forme olympique
de Nicolas Sarkozy qui lui permet d'être au four et au moulin. Sans doute est-il jaloux de ne pas courir aussi vite que le président et d'avoir ainsi été rattrapé par l'affaire Clearstream
?
Heureuse... Roselyne Bachelot, notre ministre de la santé (qui semble en avoir une florissante) s'est déclarée samedi matin sur Europe1 : "heureuse de travailler dans ce gouvernement".
C'est elle
qui a tenté de rassurer les médecins après les propos de Nicolas Sarkozy sur leur répartition à travers la France. Va-t-elle se faire taper sur les doigts
ou son intervention passera-t-elle inaperçue ?
Sérieux... - je l'ai gardé pour la bonne bouche - Lionel Jospin, le gai luron du PS, la bouche sèche, le propos sec, a parlé au Grand Jury RTL de SON livre qui sera sans doute LA
référence de l'automne en matière de littérature PS, et dont les meilleurs extraits ont déjà été diffusés dans la presse quotidienne. Il s'agit, vous l'avez deviné, de : "On a brûlé
Jeanne d'Arc une seconde fois".
D'après M. Jospin, (marié à une féministe, a-t-il rappelé) son livre sur Ségolène devrait aider le PS à se rassembler et à méditer sur ses erreurs que l'on pourrait résumer ainsi : "les femmes
: à la maison !".
Nous prenons acte. Eriam
Bonjour à tous,Depuis hier après-midi, Over-blog est en travaux et je ne peux écrire tout ce que j'ai sur le coeur ou dans la tête ! Quelle frustration ! Ce matin, cela continue...Je suis d'accord avec la liste de mesures que préconise Laurent et notamment... la chasse à la fraude fiscale qui ampute notre budget de dizaines de milliards d'euros chaque année ! C'est intoléraaaable !Vous le savez sans doute, Nicolas Sarkozy est parti aux USA pour y chercher la croissance avec sa mallette de représentant de commerce. En effet, pendant la réunion des 80 chefs d'états concernant le réchauffement climatique, il a proposé les services de la France à tous ceux qui voudraient "du nucléaire civil". Nous sommes en pointe dans ce domaine, c'est un créneau porteur et générateur de ressources dans tous les sens du terme ! Je souhaite que les traducteurs aient bien compris son Français ;-) !A très bientôt, j'espère, pour quelques nouveaux billets d'humeur !Eriam
Il est vrai qu'on a un peu l'impression d'un cafouillage dans la communication entre ce que dit Sarkozy (aller chercher la croissance par un choc de confiance généré notamment par des mesures fiscales et budgétaires) et ce que dit Fillon (réequilibrer les comptes publics d'un Etat en "faillite financière" -même si le terme me semble exagéré). C'est un peu dommage parce que je crois qu'il faut les deux à la fois : aller chercher la croissance tout en restant sélectif sur l'utilisation de mesures fiscales et budgétaires qui ne peuvent qu'être ciblées.Ainsi, à titre individuel, je ne suis pas sûr que toutes les mesures fiscales votées en juillet seront efficaces (même si certaines étaient aussi justes qu'utiles) et donc je reste sceptique sur le concept de choc de croissance qu'entraînerait le paquet fiscal à lui seul. Du coup, je souhaiterais que le gouvernement continue à chercher des marges de manoeuvre (meilleur efficacité de la dépense publique et de l'action de l'Etat, action sur les déficits sociaux, réformes en cours sur les retraites, l'assurance maladie, les effectifs de la fonction publique, chasse à la fraude, etc) et les mobilise pour mettre encore plus l'accent sur deux priorités : la compétitivité de l'offre de nos entreprises et la situation de nos quartiers. D'un côté, plus de moyens pour encourager la R&D des entreprises, l'effort d'inovation de notre pays (crédit d'impôt recherche à amplifier et réformer, etc) mais aussi des mesures pour sortir de carcans qui freinent la compétitivité et de l'autre une ambition plus marquée pour nos quartiers et leurs habitants.Voilà mes souhaits