On met plus volontiers en exergue les
"affaires" concernant les grands groupes, cependant, il ne faut pas occulter toutes les escroqueries (le mot est lâché !) perpétrées par les Français (ou les étrangers) au quotidien.
Escroqueries à l'assurance maladie, au RMI, à la CMU, aux Assedic, travail au noir, plus la fraude fiscale qui serait, paraît-il, un sport national.
Deux magazines traitent le sujet cette semaine, l'Express qui titre : Fraudes sociales, faux chômeurs, faux malades, travail au noir..., et le Figaro Magazine : Fraudes, un hold-up national.
On y apprend que les fraudes sociales représenteraient environ 30 milliards d'euros - de quoi combler largement le déficit de la sécu - et les fraudes fiscales entre 30 et 40
milliards d'euros.
Loin encore de la dette qui continue à grandir, mais tout de même suffisamment conséquent pour que le gouvernement s'y arrête et mette vraiment en place son plan anti-fraude.
Concernant les fraudes sociales, les organismes fraudés hésitent à en faire état arguant du fait que ce sont des délits commis par les plus pauvres. Cela est-il bien vrai s'agissant des bandes
organisées étrangères qui profitent des carences de nos administrations ?
De toutes façons, si ce sont les plus pauvres qui commettent ces délits, c'est au détriment d'autres pauvres.
A qui profite vraiment le crime ? Eriam