Afin d'éviter à ses habitants de voir la location de leur dernière demeure indexée sur le prix de la construction, la commune de Chalifert a fait construire et mis en vente, il y a quelques
années, un certain nombre de caveaux alignés en rangs d'oignons.
Mais c'était sans compter sur l'individualisme des Français qui aiment choisir le lieu de leur résidence, la vue sur le bois ou sur l'église ! La plupart de ces caveaux ne trouvant pas
preneurs, la municipalité en baissa le prix et réussit à attirer de leur vivant, quelques clients qui, après tout, se moquaient de savoir auprès de qui ils seraient enterrés et faisaient leur
deuil de la vue !
L'un d'entre eux, habitué à posséder une résidence secondaire, acquit 2 caveaux de 2 places chacune, l'un près de l'autre pour ne pas avoir trop de chemin à parcourir lorsque lui viendrait l'envie
de se rendre à la campagne !
Récemment, il lui fallut héberger un membre de sa famille décédé brutalement sans avoir pris de précautions quant à sa dernière demeure. Cet homme généreux et compatissant alla donc à la
mairie pour réclamer que l'on préparât son second caveau aux fins d'y enterrer cette personne qui devrait donc reposer à ses côtés lorsque Dieu le rappellerait à lui.
A son grand étonnement - et au nôtre - il lui fut répondu que quelqu'un occupait déjà le caveau en question et qu'on allait lui en chercher un autre !
La même mésaventure, dans un genre différent, est arrivée récemment à un autre habitant de cette commune, habitué à ses aises, et qui avait acheté deux emplacements dans le cimetière. La mairie lui
fit payer le prix des deux lopins de terre, puis, quelque temps après, l'informa que la moitié de sa nouvelle propriété était déjà occupée par un étranger qui était venu mourir par hasard sur le territoire et reposait sous un
tas de sable non identifié !
Aucune loi ne les y obligeant, je ne saurais trop recommander néanmoins aux Chaliférois prévoyants, s'ils veulent éviter toute mauvaise surprise à leur famille, soit de clôturer leur terrain, soit
de marquer leur place au cimetière ainsi que le font les agences immobilières sur les terrains ou maisons vendus ! Eriam
PS. Si quelqu'un connaît Jean-Pierre Pernaut, merci de lui signaler ce fait divers qui pourrait l'intéresser pour son journal de 13 h ;-D
En fait, c'est une nouvelle forme de viager mais qui profite à la municipalité. On te vend une parcelle ou un caveau, tu verses le bouquet et n'as plus rien à payer jusqu'à expiration de ta concession puisqu'il n'y a aucune tête pour laquelle payer.On y met un locataire à ton insu ou en revend ta propriété. Ainsi la municipalité fait des économies, voire une plus-value puisque le terrain a été vendu deux fois !Le problème se pose lorsque tu veux toi-même t'installer ou héberger un membre de ta famille ! Viens chez moi, j'habite chez une copine !