L'actualité quotidienne
en matière d'élections municipales semble marquer le pas.
Neuilly est calme et même Bertrand Delanoë n'a pu remplir le Zénith hier au soir lors du meeting organisé pour appeler les parisiens à voter utile dès le premier tour.
La présence de Lionel Jospin au premier rang a peut-être servi de répulsif aux éventuels militants socialistes qui auraient souhaité le soutenir.
Dans nos campagnes, les rues des villages sont vides. Pas de cris d'enfants ; seuls quelques anciens se promènent lorsqu'une éclaircie apparaît dans le ciel.
Sur les panneaux électoraux, les affiches mouillées pendent lamentablement.
Qui dit que le pouvoir d'achat des Français est en perte de vitesse ? Où sont donc tous les parents et enfants de nos petites bourgades ? Même les toutous sont partis avec leurs maîtres !
Et les maires en prennent à leur aise en s'octroyant quelques jours avant de reprendre leur vie d'avant. Du moins, le croient-ils.
Ils comptent sur la fameuse "prime au sortant". Et souvent, ils ont raison. Non pas parce qu'ils ont accompli des prouesses au long de leur mandat, mais parce que, par paresse, leurs
administrés qui les vitupèrent pendant plusieurs années, au moment de mettre dans l'urne un bulletin sur lequel de nouveaux noms apparaissent, préfèrent reprendre ceux qu'ils ont déjà entendus
et vaguement aperçus.
Mais que font donc tous les nouveaux candidats qui ont décidé de faire changer les choses sans bouleverser les villages ?
En vacances eux aussi ? Eriam