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Commentaires de l'actualité politique locale, nationale et internationale

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Conte de fées chez les Windsor : bilan mitigé

The French president, Nicolas Sarkozy, kisses his wife, Carla Bruni-Sarkozy, on a boat on the ThamesJe profite du temps supplémentaire dont je dispose en ce samedi - demain nous aurons une heure de vie en moins - pour liquider mon courrier de la semaine.
Pour ma première lettre de la journée, je souhaite faire part à notre président de mes commentaires sur sa visite éclair mais bien remplie, au royaume de Grande-Bretagne.
"Monsieur le Président,
C'est avec un très grand intérêt que j'ai suivi votre conte de fées que les journalistes ont eu la bonne idée de nous faire partager.
Vous le savez, vous et votre épouse étiez attendus avec impatience et une certaine méchanceté, tout le monde guettant le moindre écart de votre part au protocole si strict de la cour d'Angleterre. Vous alliez être mis à nu, si je puis m'exprimer ainsi.
Malgré tous les conseils que vous aviez reçus, le petit livre bleu du protocole britannique, et votre cours d'anglais express dans l'avion qui vous conduisait à Londres, vous avez commis quelques erreurs.
Tout d'abord, et cela le manuel du savoir-vivre français l'apprend à ceux qui veulent avoir de bonnes manières, on ne doit pas manifester sa tendresse en public à son épouse. Vos touchers de main ou prises du bras de Carla, voire baisers en public, étaient du plus mauvais effet, ce d'autant que, bien que l'on vous présente comme des jeunes mariés, vous ne l'êtes ni l'un ni l'autre. Tout au plus pourrait-on dire "nouveaux mariés".
Faire l'éloge de sa femme en public est une autre faute que vous n'auriez pas dû commettre. Souvenez-vous du tendre pincement de joue que vous aviez administré à Cécilia lors de votre intronisation. Le diable en rit encore !
Les journalistes britanniques se sont gaussés de votre discours dithyrambique qui donnait à croire que les Anglais et les Français s'étaient toujours adorés (Angela Merkel doit se sentir un peu frustrée). Vous avez, d'après eux, rajouté des couches de crème chantilly et ils vous ont cru prêt à embrasser les genoux de Gordon Brown tel Roberto Benigni lors de la remise de la palme d'or à Cannes.
Vous avez quelquefois trébuché en présence de la reine qui ne supporte ni qu'on lui adresse la parole en premier, ni qu'on lui tende la main, mais vous vous êtes rattrapé à temps - ou presque !
J'ai cru comprendre, mais ne peux le croire, que Carla aurait eu son mot à dire pour le choix des vins servis au banquet royal ? Quelle impudence !
Je vous ai vu (subrepticement mais quand même photographié en flagrant délit) retourner votre assiette pour voir si elle provenait de la manufacture de Sèvres. Impardonnable ! Cela ne se fait pas, même chez le plus humble des sujets de Sa Majesté !
Un président de la république, même s'il est émerveillé par la pompe déployée en son honneur, se doit de ne pas le montrer, ni surtout de le dire en des termes si peu corrects : "it is magnifical !" "me and my wife we dream !".
Oui, vous aviez fière allure dans votre magnifique jaquette coupée à vos mesures, mais aviez-vous besoin d'en parler le matin sur les ondes de la BBC ?
Malgré tout, croyez, Monsieur le Président, en ma très haute considération."
Eriam

Photo The Guardian : courtoisie du Web
P.S. Je vais encore avoir des ennuis avec mon mari qui me taxe "d'anti-sarkozysme primaire", mais les hommes n'ont pas la même perception des choses que nous !
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