Seulement 10 mois d'action gouvernementale (les élections législatives ont eu lieu en juin 2007) et l'on
fait déjà le bilan (ou plutôt le procès) de la première année de présidence de Nicolas Sarkozy.
Qui du président ou des journalistes est le plus impatient et va un peu trop vite en besogne ?
On voit bien que ces Messieurs de la presse n'ont jamais mis d'enfant au monde !
L'on peut déplorer l'attitude de certains gynécologues qui programment les accouchements en fonction de leurs vacances et forcent les femmes à écourter leur période de gestation,
car il vaudrait mieux qu'un bébé reste 9 mois dans le ventre de sa mère, et qu'une année de présidence compte 12 mois.
D'autre part, chacun sait qu'il a fallu 7 jours à Dieu pour créer le monde. Alors, pourquoi ne pas laisser à Nicolas Sarkozy un mandat de 5 ans pour mener à bien son programme de campagne
? Soit : 5 x 12 = 60 mois. Ou : 60 x 30 = 1800 jours.
A aucun moment, que je sache, il n'a promis de tout réaliser d'un simple claquement de doigts.
Grisé par son succès à l'élection présidentielle, il a souvent pris le chemin des écoliers et créé tant de diversions que les Français n'ont vu que l'arbre qui cachait la forêt des
réformes. A trop vouloir briller, il a éteint la flamme de l'espoir qui réchauffait leur coeur et leur a ôté tout jugement.
Il serait juste d'ajouter que la conjoncture ne l'aide pas vraiment.
Notre président a pris un nouveau virage, les ministres ont été priés de marcher droit et de ne montrer qu'une seule tête. Tout devrait donc aller pour le mieux dans le meilleur des
mondes.
Mais comment faire entendre raison à des Français qui ont cru que nous avions un présidentAVG(574 km/h) alors qu'il n'est qu'un TGV (320 km/h) ? Eriam Photo Le Figaro : courtoisie du Web