Dans
les maternités les nouveaux-nés hurlent leur joie de connaître enfin leur maman.
Dans les familles, les enfants apportent le petit-déjeuner et offrent avec fierté les cadeaux qu'ils ont confectionnés eux-mêmes : dessins, colliers de coquillettes (trésor inestimable de nos jours
!), mais aussi, pour les plus petits, les présents utiles choisis par le papa : robot-sauce, nouvelle poêle à frire, aspirateur... Certains, plus romantiques, ont pensé à acheter le parfum
préféré de leur femme, renouvelable une fois l'an !
Dans les hôpitaux, des visiteuses bénévoles offrent une rose aux mamans alitées dont les enfants passeront sans doute dans la journée leur apporter un peu de fraîcheur du printemps.
Dans les maisons de retraites et hospices, des vieilles que l'on aura aidées à passer leur plus belle robe, à se coiffer et se parfumer, auront droit à un repas amélioré pour leur rappeler
qu'aujourd'hui n'est pas un jour comme les autres. Certaines recevront la visite de leurs enfants et petits-enfants ; d'autres pas, car leurs enfants sont aussi en maison de retraite ou ont
oublié qu'elles existaient !
Et puis il y aura toutes les mamans qui ont perdu leur enfant par la faute d'un violeur ou d'un chauffard et qui pleureront toutes les larmes de leur corps en se remémorant les moments heureux où
elles caressaient les cheveux de leur cher trésor...
Pour finir, mais cette liste ne peut être exhaustive, pleureront aussi tous les enfants qui cherchent désespérément la mère qui les a abandonnés, ou celle qu'ils n'ont pas connue, trop
tôt disparue.
Toutes ces mères, tous ces enfants, quel que soit leur statut en ce dimanche, je les prends dans mes bras et leur offre de notre part à tous un grand bouquet de fleurs des champs, les seules qui ne
mentent pas... Eriam