Hier jeudi 5 juin, deux enterrements ont mobilisé les caméras de télévision.
Eglise Saint Roch à Paris (seulement sur invitation) : Yves Saint Laurent, l'immense couturier, dont le cercueil était entouré de fleurs de lys et de jasmin, dont l'entêtant parfum mêlé à celui de
l'encens a dû en incommoder plus d'un, a reçu le dernier hommage d'une foule triée sur le volet.
Président de la république accompagné d'une ancienne mannequin du couturier, ancienne première dame de France, ex-impératrice d'Iran, maire de Paris, étaient au premier rang.
Une foule de couturiers, célébrités et clientes remplissaient l'église et ces priviligiés purent entendre les divers hommages rendus au disparu, dont la lettre, très émouvante sans doute, de
son fidèle compagnon pendant 50 ans.
A la sortie de l'église, les applaudissements des parisiens saluèrent la dépouille de cet artiste incontesté dont les cendres seront dispersées dans le célèbre jardin Majorelle, propriété
d'Yves Saint Laurent à Marrakech, et ouverte au public.
Ce même jour, à peu près à la même heure, en présence du premier ministre François Fillon et de Bernard Accoyer, président de l'Assemblée nationale, Benoît, Timothée, Yannis, Léa, Natacha, Tom
et Fanny, âgés de 11 à 13 ans, recevaient, dans un gymnase, l'hommage de milliers d'anonymes.
Une cérémonie toute simple pour ces enfants fauchés par la mort avant même d'avoir vécu leur adolescence.
"Adieu mon petit garçon, au revoir mon grand garçon, bon voyage au pays des anges !" murmurait dans un haut-parleur un père brisé par la douleur.
Et puis, un à un, les petits cercueils ont été emmenés vers le cimetière de leur village où seuls se recueilleront sur leurs tombes ceux qui les ont vraiment aimés.
Eriam