Et je ne veux pas devenir personne. [...]Henry Paulson, le secrétaire américain au Trésor, a donc modifié
à 180° son angle d'attaque de la crise financière. Pour restaurer la capacité des banques à alimenter l'économie en liquidités, il avait choisi de leur retirer les produits "toxiques" qui les
asphyxiaient. Il avait fait adopter par le Congrès un plan pouvant mobiliser jusqu'à 700 milliards de dollars à cette fin.[...]
Je ne suis pas une économiste distinguée, mais je crois que M. Paulson, peut-être grisé par l'immense pouvoir remis entre ses seules mains, de jouer avec 700 milliards de dollars, ne va pas plaire
à tout le monde. Je dirai même plus : ne va pas plaire au monde entier et surtout à notre président en chef de l'Europe. La chute des bourses pendant la semaine accrédite ma thèse et les séances du
G20 risquent d'être très chaudes !
La volte-face de l'oncle Henry est peut-être due à son désir de ne pas perdre son poste lorsque Barack Obama entrera officiellement en fonction, et, en même temps, de ne pas trop fâcher G.W. Jungle
(les périls y sont plus grands que dans le bush !) afin qu'il puisse faire bonne figure face à ceux qui lui reprochent ses deux mandats calamiteux.
En France cela s'appelle ménager la chèvre et le chou.
Si certains ont fait leurs choux gras de la crise, des milliards d'individus pourraient bien ne plus avoir les moyens de mettre de beurre dans leurs épinards, ou pire encore, de ne
plus pouvoir manger d'épinards ! Eriam Illustration :
courtoisie du Web