Commentaires de l'actualité politique locale, nationale et internationale
Par Eriam et Eudoxie

Les campagnes électorales, particulièrement celles concernant la présidentielle et les législatives, ne sont pas de tout repos pour les militants.
L'histoire des menaces à l'encontre de Chantal Brunel et Michel Gérès me remet en mémoire une anecdote de la campagne de 1981 pendant laquelle je "tractais" pour Valéry Giscard d'Estaing. A cette époque, les femmes étaient peu nombreuses à s'impliquer dans la politique, encore moins à coller des affiches et déposer des tracts dans les boîtes aux lettres. Cela se faisait souvent de nuit (encore maintenant), et le jeu des adversaires consistait à décoller les affiches des autres pour y apposer les leurs (rien n'a changé sous la lune !).
Facilement repérable du fait de mon statut de femme, je fus prise à partie - et par écrit - par un colleur garde-du-corps de Jean-Marie Le Pen qui m'adressa une lettre de menaces de mort si je recouvrais les affiches de son candidat. Connaissant la violence du personnage, j'évitai de sortir la nuit, mais ne déposai pas plainte. Quelques années plus tard, ayant quitté son poste auprès du FN, et sans doute pris de remords, il m'adressa une autre lettre - d'excuses cette fois - pour son attitude d'autrefois. J'avais presque oublié "l'incident" qui aurait pu me coûter, sinon la vie, tout au moins des blessures si je m'étais trouvée en présence du triste personnage qu'il était alors.
Aujourd'hui, les campagnes ne sont pas moins violentes (sans doute pires) et ceux qui ont le courage "d'afficher" et de "boîter" leurs opinions doivent se méfier des représailles des adversaires.
A bon entendeur, salut !
Eriam
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