"La voulez-vous, cette France qui se relève ?, a lancé Ségolène Royal. La voulez-vous, cette France souriante ? La voulez-vous, cette France optimiste ? La
voulez-vous, cette France qui tend la main ? La voulez-vous, la liberté ? La voulez-vous, l'égalité ? La voulez-vous, la fraternité ?"
"La voulez-vous la victoire ?", a-t-elle enfin déclamé. "Alors en avant, rassemblons-nous, prenons-nous la main, aimons-nous les uns les autres, construisons
ensemble".
Si cela ne ressemble pas à un prêche d'un ou une pasteur américain, alors, je veux bien être pendue !
Les socialistes s'étaient gaussés du soi-disant "show à l'américaine" de Nicolas Sarkozy dimanche dernier à Bercy, mais que s'est-il passé à Charléty
?
Une foule rouge et blanche, tendant vers la madone (vêtue de blanc et rouge sur fond de drapeau tricolore) des bouquets de roses rouges, a
écouté presque religieusement Ségolène Royal proclamer sa profession de foi avec une molle ardeur sous un soleil ardent. Levant régulièrement les deux bras telle une automate, pour ponctuer
ses phrases incantatoires, elle s'est présentée devant ses fidèles comme la mère salvatrice du bon peuple de France.
J'ai fait l'effort de la regarder et essayé de l'écouter sans m'endormir, sur la chaîne d'informations LCI qui retransmettait le discours dans son
intégralité.
Elle ne s'interdit rien, c'est sans doute la raison pour laquelle elle n'a pas hésité à prêcher pour rassembler sous son aile protectrice toutes
les brebis UDF égarées dans la nature.
Après les musiques de toutes sortes qui avaient résonné tout l'après-midi, des gospels auraient dû, normalement, saluer sa sortie, tout auréolée de
gloire qu'elle était...
Eriam
Photo : courtoisie du Web