Eriam pose une question de fond quand elle évoque le droit de mourir dans la dignité.
Les soins de confort dispensés aux personnes en fin de vie ne peuvent venir à bout des souffrances atroces qu'elles éprouvent, ni complètement apaiser leur angoisse de la fin qu'elles savent ineluctable.
Pour avoir récemment eu à passer par ces moments où l'accompagnement d'un etre cher devient une torture, que l'on pourrait accepter si un espoir était envisageable, je pense que le cadre de la Loi Leonetti devrait etre élargi afin que la prise en charge de la douleur soit faite beaucoup plus précocément. En effet, de nombreux medecins hésitent encore beaucoup trop longtemps avant de prescrire de la morphine malgré les demandes réitérées des proches qui sont près des leurs toute la journée et se rendent parfaitement compte des douleurs qu'ils endurent.
Bien qu'étant personnellement attachée au respect de la vie il me semble que le libre arbitre de chacun devrait etre respecté dans ces terribles moments.
Je pense donc que notre pays ne pourra faire l'économie d'un grand débat national sur ce sujet qui touche chacun de nous, tot ou tard, d'autant plus que le vieillissement de la population le rendra incontournable très rapidement.
Si gouverner c'est prévoir, alors prévoyons de préserver jusqu'au bout la dignité de la personne humaine en allant jusqu'à lui laisser, si tel est son souhait, le droit de choisir le moment de son départ.
D'autres Etats de l'Union Européenne ont eu ce courage, alors pourquoi pas nous ?
Eudoxie