Commentaires de l'actualité politique locale, nationale et internationale
Par Eriam et Eudoxie

Dans La Tribune aujourd'hui :
L'Editorial de François-Xavier Piétri :
"Haro sur les banques. Ségolène Royal n'a pas hésité à sortir l'artillerie lourde pour " lutter contre l'endettement et les abus bancaires ", en proposant toute une série de mesures allant de " l'annualisation des découverts " au " plafonnement des frais bancaires ", à " l'instauration de la rémunération des comptes courants ", ce qui signifie sans doute l'obligation puisque l'interdiction de la rémunération a été levée en 2005, ou encore à la " suppression des jours de valeur ", cette particularité très légale qui permet tout de même aux banques de vérifier, avant de créditer un chèque, que le compte débité est bien alimenté. Les banques, qui sont aujourd'hui les entreprises qui créent le plus d'emplois en France, apprécieront le geste et la rhétorique qui voudrait que ce soient elles qui soient responsables du surendettement en France. C'est un peu comme si on reprochait aux agents immobiliers d'avoir fait flamber les prix... Il y a dans cet exercice une évidente démagogie, que ne peut expliquer que l'actuelle chasse aux voix que mènent les candidats. Cela dit, la pratique est coutumière dans une sphère politique qui apprécie au plus haut point de désigner à la vindicte populaire les secteurs et les entreprises qui gagnent bien leur vie. En leur temps, Nicolas Sarkozy puis Thierry Breton s'étaient livrés à ce petit jeu en convoquant à Bercy, sous l'objectif des caméras, les distributeurs, les pétroliers, les opérateurs de télécoms, les assureurs et, déjà, les banquiers. Avec dans l'idée, à chaque fois, de redistribuer aux consommateurs leurs plantureux bénéfices. L'exercice est peut-être payant sur le plan électoral, mais il est en revanche totalement inutile et infondé. Inutile parce que, jusqu'à preuve du contraire, les politiques ne font pas la pluie et le beau temps dans les entreprises privées et ces interventions n'ont jamais produit l'effet souhaité. Infondé car, justement, ces entreprises sont privées, leurs activités sont exercées dans le cadre des lois et sous la surveillance, ô combien sourcilleuse, des autorités de la concurrence et de celles de Bruxelles."
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Eriam
Photo : La Tribune : courtoisie du Web
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