A propos du discours de politique
sociale de NS, ils ont dit :
Le Nouveau centre "se félicite" que Nicolas Sarkozy ait "réaffirmé son souci d'accorder toute sa place au dialogue social". (Encore quelqu'un qui se
félicite !) "Il y a la reconnaissance de la nécessité d'un dialogue social, enfin !". Nicolas Sarkozy a "perdu cent jours". Devinez ? C'est Ségolène ! "Un véritable virage thatchérien, d'inspiration très dure". Arnaud Montebourg.
"Il s'est attaché à formuler des perspectives concrètes, de nature à concilier efficacité et solidarité et à renouveler le système social français". L'UMP (Mais qui ?).
"Nicolas Sarkozy a planté le décor, il y a encore une part d'indécision sur ce que sera le résultat, mais il a dessiné son vrai projet qui n'est pas de mettre en place un nouveau contrat social
mais de mettre fin au contrat social. Selon lui, "le contrat social était fondé sur un équilibre réel entre négociation et décision gouvernementale ou législative, mais ce qu'il a décrit c'est une
négociation-croupion qui est le paravent de décisions déjà prises". Michel Sapin - Secrétaire National du PS. Je lui accorde la palme pour "le mot du jour" c'est
trop mignon !
"La déclaration de Sarkozy sur sa politique sociale est une déclaration de guerre aux travailleurs (travailleuses)". Vous avez deviné,
c'est bien elle : Arlette Laguiller ! Au secours, elle revient ! Il s'agit d'"un discours de confrontation sociale" qui met la gauche "au pied du mur". M. Sarkozy multiplie "les
bobards". "La gauche a un devoir de résistance frontale". Jean-Luc Mélenchon - Sénateur - gauche du PS.
"Dans la France de Nicolas Sarkozy, il vaudra mieux être riche et bien portant que pauvre et malade!". "Aligné sur Washington en matière de politique étrangère, notre président veut aussi aligner
la France sur les canons de l'ultra-libéralisme anglo-saxon. Ceux qui vivent de leur travail n'ont pas fini de payer pour ceux qui vivent de leurs rentes". Georges Sarre - premier secrétaire
du MRC.
L'Usem, regroupant cinq mutuelles étudiantes régionales, se "réjouit" de l'engagement de Nicolas Sarkozy à "offrir une aide à l'acquisition de la couverture complémentaire beaucoup plus généreuse
et étendue qu'elle ne l'est aujourd'hui", selon ses termes. Enfin quelqu'un qui se réjouit et ne se félicite pas ! "Il y a
beaucoup de sujets qui font consensus", et sur lesquels "tout le monde s'accorde". "Nous aurons une attitude constructive chaque fois que les décisions à prendre, qu'on ne connaît pas pour
l'instant, iront dans le bon sens". Il a souligné qu'il ne voulait "pas avoir d'attitude négative a priori". "Le dialogue social sans brutalité est la condition que ces réformes soient acceptées et
que le blocage soit évité". François Bayrou - Président du Modem. "Je crois qu'il va falloir penser à la mobilisation des salariés si on veut
changer cette politique sociale". Bernard Thibault - Secrétaire Général de la CGT.
Et comme dirait l'imitateur-humoriste Nicolas Canteloup : "Pour faire avancer les choses, on va arrêter les trains" !
A bon entendeur, salut ! Eriam Toutes ces phrases ayant été sorties de leur contexte, je me permets de vous conseiller de lire
l'intégralité des commentaires sur le NouvelObs temps réel.
Je suis d'accord avec Eriam : rien ne serait pire que l'immobilisme sur le sujet des retraites.J'ajouterai que ce principe me semble valable aussi pour l'assurance maldie dont le trou est chaque année insupportable économiquement (entre 8 et 10 milliards d'euros par an selon les années) et moralement (cela revient à accepter que ce soit nos enfants qui payent pour nos dépenses de médicament puisque le déficit, il faudra bien qu'on le paye).Dans les deux cas, ne rien faire aujourd'hui c'est faire courir un risque que les mesures demain soient radicales et aillent, toutes, dans un sens d'une moins grande solidarité collective, chacun payant pour soi.
Réponse à Hervé : mon avis est dans le titre de mon billet. Il y a de nombreuses réformes à faire dans le système social français, dans tous les domaines et particulièrement celui des régimes spéciaux de retraites. Bien sûr, tout le monde ne peut être d'accord sur tout car chacun souhaite conserver ses acquis. Il faut donc beaucoup de courage à un gouvernement pour affronter les syndicats et mener à bien les réformes nécessaires. Jusqu'à maintenant, on a toujours (ou presque) reculé devant la pression de la rue. Qu'en sera-t-il demain ? Un passage en force "à la hussarde" alors que NS a promis de discuter avec les partenaires sociaux (mais jusqu'où ?), ne serait pas acceptable. Il faut cependant savoir que l'immobilisme serait sans doute pire que la confrontation.
Bonjour Hervé,Ce récapitulatif était destiné à donner envie à mes lecteurs d'en savoir un peu plus sur les réactions des uns et des autres car, ainsi que tu l'écris aujourd'hui sur ton blog, les Français semblent dans l'expectative alors que l'opposition reste atone. Tout cela ne fait pas beaucoup "bouger les lignes". Les syndicats SNCF appelant les cheminots à la grève pour le 17 octobre, même les lignes de chemin de fer resteront immobiles !
C'est bien joli ce récapitulatif des réactions à droite et à gauche.Mais à part cette compilation, quel est ton avis personnel sur ce discours de rentrée sociale ?Je n'en ai pas encore pris connaissance en détail.Donc pas d'opinion pour le moment.J'espère juste que les actes suivront les paroles. Ce sera déjà une nouveauté dans notre pré carré français.